On pourrait

ON POURRAIT http://emmila.canalblog.com/archives/2016/04/03/33610768.html

On pourrait s’attacher
à ce qui n’est qu’à peine,
frémissements mirages
murmure d’écume
creux d’arbre mort
couleurs des âmes.
On le pourrait.

On pourrait étreindre
le fragile
éphémères papillons de neige
baiser d’un fruit pulpeux
mousses embuées
point de mer où
le vent s’arrête…

On est à l’écoute
des mots pulsants
balbutiements d’une première fois
toujours espérée
toujours rêvée.
On marche seul
obstinément
dérapant de leurres
en faux-semblants.

Note jaune grinçante
la lie des jours vides
le monde en friches
et ce temps qui manque pourtant
pour saisir palper goûter.

Alors on se mêle aux autres
à ceux qui veillent en silence
ceux qui attendent
l’étourdissement des passions
l’élan des songes
on se mêle à ceux qui tissent
avec nous la vie…

Alors on raconte
on se raconte à voix chuchotée
on dit la fulgurance
des jours telles des perles sur fil
fragile fragile…

On dit la naissance
d’un sol argileux,
l’instable le glissant de notre enfance
on dit la précarité des racines.
On se voudrait abeille butinant
mots et musique bribes de vie
lambeaux d’amour.
On se voudrait abeille véloce
étourdie de mystères et
de mythes refusant l’absence.

AGNES SCHNELL

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